LES DOMINICAINS ET L'IMAGE

DE LA PROVENCE A GENES - XIIIe-XVIIIe siècles



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Spécifications

Référence 447
BEDOUELLE Guy, LION Antoine, THEVENON Luc
9782864104513
2006-07-31
Un volume broché de 204 pages, au format 16 x 24 cm. 84 Illustrations noir et blanc et couleurs. Couverture pelliculée en couleurs. Bibliographie.

Un volume broché de 204 pages, au format 16 x 24 cm. 84 Illustrations noir et blanc et couleurs. Couverture pelliculée en couleurs. Bibliographie.

Saint Dominique et les premiers frères prêcheurs n'avaient pas prévu cela : la prédication à laquelle ils se vouaient dans un Ordre naissant était un acte de parole, très vite aussi d'écriture, mais nul d'entre eux ne pensait au rôle de l'image. Par esprit de pauvreté, tout décor était même officiellement banni de leurs couvents. Cela ne put durer. Dès le milieu du XIIIe siècle, il fallut, non sans débats, inventer une conciliation entre le dénuement de la vita apostolica et un certain " luxe " de l'art. Les artistes dominicains, certes, furent rares, même s'il y en eut de belle qualité. Fra Angelico les surplombe, qu'on reconnut peu à peu comme un théologien majeur, aux côtés de Thomas d'Aquin. Mais l'Ordre fit naître une copieuse iconographie de ses saints et de ses bienheureux. Nombre de couvents passèrent commande de ce que nous appelons aujourd'hui des " oeuvres d'art ", à la fois présence visible du mystère chrétien et support d'enseignement pour les fidèles. Le Rosaire fut aussi une source féconde d'images
Issu d'un colloque organisé par le couvent des dominicains de Nice en 2004, cet ouvrage sillonne, au fil des premiers siècles de l'Ordre, l'espace entre la basilique de Saint-Maximin et le splendide couvent de Gênes. Conjuguant les regards d'historiens de l'art, d'historiens de l'Ordre et de théologiens, il présente et analyse des oeuvres et des corpus iconographiques, souvent aussi admirables que méconnus, suscités par les dominicains. Il s'attarde sur la fin du XVe siècle, dans la lumière de Louis Brea, et sur les richesses du baroque. Car ces bords de Méditerranée recèlent des trésors, même s'ils n'ont pas eu l'éclat de Venise, Florence ou Rome
Or, cette modestie permet d'autant mieux, peut-être, de comprendre les défis posés à l'Ordre par sa rencontre avec l'image et d'éclairer des questions qui sous-tendent ce livre. Certaines ont d'abord un intérêt historique : qu'a su offrir la tradition dominicaine à la figuration des mystères de la foi ? pourquoi se mettre en scène soi-même à travers les grandes figures de sa propre histoire ? D'autres questions sont d'une vivante actualité : quelle est la juste relation entre des religieux et des artistes ? les séductions de la beauté s'accordent-elles avec la passion de la Parole ? qu'en est-il d'une prédication par l'image ? bref, quelle place tient l'art dans la mission des prêcheurs ?

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