SAINT-VALLIER-DE-THIEY AUTREFOIS

La primauté de la “petite patrie”




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Caractéristiques


Référence : 566
 : FROESCHLÉ-CHOPARD Marie-Hélène (dir)
 : 9782864105961
 : 2013-08-07
 : Un volume broché de 304 pages, au format 15 x 21 cm. 165 Illustrations couleurs. Couverture pelliculée en couleurs. Bibliographie.



La vie d’un village est à la croisée de nombreuses « histoires » générales : histoire de la féodalité et de la construction des villages fortifiés ; histoire de la population et des actes de franchise ou d’habitation qui ont amené les seigneurs à reconnaître l’existence d’un conseil de tous les habitants ; histoire du développement des cultures ou des modalités de l’élevage sur l’ensemble d’une région ; histoire des routes qui relient le village à toute une province ; histoire d’une communauté d’habitants dont les règlements, longtemps définis par la coutume, se fixent au cours des deux derniers siècles de l’Ancien Régime ; histoire d’une religion chrétienne qui devient, en France, à partir du début du XVIIe siècle, celle d’une lutte contre les protestants, celle d’une Contre-Réforme.

La vie au village de Saint-Vallier-de-Thiey, c’est tout cela. On y distingue une évolution marquée par un profond contraste entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle d’une part, le XVIIIe siècle d’autre part. La première période est celle de l’apogée du village après la crise de la fin du Moyen Age : explosion démographique qui conduit à des constructions, à la conquête de nouvelles terres cultivables aux dépens du Défends…

Le XVIIIe siècle se caractérise, au contraire, par le repli ou la stagnation de la population et du village. Dans cette longue histoire, la communauté d’habitants joue un rôle éminent. C’est elle qui préside à tous les événements, grands et petits, de la vie au village, comme la répartition de l’impôt en temps de paix ou de guerre, mais aussi les moindres réparations que l’on doit faire au four ou à tel chemin rural. Les consuls qui dirigent cette communauté sont les élus d’un « conseil général », constitué d’un petit groupe de notables réunissant les plus riches des habitants.

On a affaire ainsi à un système électif dans lequel le représentant du seigneur n’a quasiment aucun rôle ou plus exactement, dont le rôle se réduit à présider la création du « nouvel Etat ». Cet aspect « démocratique » de l’élection détermine l’indépendance de la communauté par rapport à son seigneur.

Mais la communauté de Saint-Vallier ne se réduit pas au rôle politique et social d’une minorité aisée. La communauté d’habitants est un tout. Elle a également une forte unité religieuse que l’existence d’une confrérie du Saint-Esprit, encore bien vivante au XVIIIe siècle, permet d’analyser.

Ouvrage publié sous la direction de Marie-Hélène Froeschlé-Chopard
ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses, agrégée d’histoire, 
directeur de recherches au C.N.R.S. (honoraire) et membre du Centre de Recherches Historiques (E.H.E.S.S.).
avec la collaboration de Guy Feynerol, Michel Froeschlé, Michel Gourdon, Claude Marro, Jean-Claude Poteur, Patricia Prenant, Daniel Thiéry.